Chut ! Je lis un livre !

Cupidon a des ailes en carton, de Raphaëlle Giordano

Quand on lit un livre, on cherche quelque chose : à s’évader, à apprendre quelque chose de nouveau que ce soit sur des personnes, des sciences ou bien sur nous.

C’est pourquoi il y a des romans qui nous apprennent des choses et d’autres qui nous touchent tout simplement.

Cela a été le cas pour moi avec ce roman que je viens de finir :

Cupidon a des ailes en carton, de Raphaëlle Giordano.

Comme il y a des romans qui nous marquent plus que d’autres, il y a des auteurs qui nous touchent plus que d’autres. C’est le cas de Raphaëlle Giordano pour moi.

J’aime beaucoup les romans fell-good et happiness therapy de Raphaëlle Giordano.

En général, après un de ses romans, je ressort avec un bon lot de réflexions sur moi-même.

Mais pour une fois cela n’a pas été le cas ici.

Cupidon a des ailes en carton - Raphaëlle Giordano
Crédit photo : surunpetitnuage.fr

Certes je me suis dit une fois de plus que j’étais par moment peut-être trop présente, trop étouffante pour mon couple, mais rien d’extraordinaire.

Ce qui n’était pas le cas à la fin de Le jour où les lions mangeront de la salade verte et de Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n’en as qu’une qui m’ont bien fait réfléchir sur moi-même, mais aussi sur mon approche des autres.

Avec ce roman, j’avais plus l’impression de lire une comédie romantique tout simplement.

Et non pas un roman happiness comme c’est habituellement le cas avec Raphaëlle Giordano.

Mais cela ne m’a pas vraiment gêné parce que je m’en doutais en commençant ce roman, je ne sais pas pourquoi. Je me doutais que je n’en ressortirais pas avec autant de questions qu’à la suite de ces autres romans. Et je sentais que j’allais plus me plonger dans un roman feel-good de type comédie romantique. Du coup je n’ai pas été déçue.

La preuve, j’ai dévoré les 405 pages en format broché en une semaine. Cela peut paraître peu pour certains, mais en général il me faut plusieurs semaines de transport en commun pour lire un roman de cette taille.

C’est parfois compliqué de réussir à bien accrocher à un roman dans les transports.

Mais cela n’a pas été le cas avec celui-ci pour moi. J’ai rapidement accroché et dès les premières pages je savais que je passerais un bon moment avec cette lecture. Que je me surprendrais encore une fois à sourire plus d’une fois dans le RER en lisant un roman … De quoi attirer des regards curieux des autres passagers.

C’est vrai quand on y pense. Vous n’avez jamais remarqué quelqu’un sourire en lisant un livre et sourire à votre tour, content de croiser enfin quelqu’un qui sourit en public. Il est  rare que je ne croise pas quelqu’un en train de lire dans les transports et pourtant il est très rare que je vois quelqu’un sourire, rire ou même avoir une larmichette en lisant.

Pourquoi cherchons nous à nous mettre dans notre bulle si c’est pour ne pas laisser sortir nos émotions ?

Parce que si vous me dites que vous ne ressentez rien face à ce que vous êtes en train de lire, moi je vais vous demander alors à quoi cela vous sert ? Pourquoi lire si ce n’est pas pour apprendre ou vivre quelque chose ?

C’est un peut ce qui c’est passé pour moi avec ce roman. J’ai été prise dans un tourbillon de curiosités romantiques. Envie de connaître la suite de cette recherche sur l’Amour avec un grand A, pour comprendre le pourquoi du comment. Mais aussi envie de connaître la suite des aventures et des pensées de Mérédith autour de Cupidon. C’est que son cerveau foisonne tellement tout au long du roman, que je n’avais pas envie d’arrêter.

Il m’est arrivé plus d’une fois lors de ma lecture, de me dire que c’était un peu trop.

Mais l’exagération rendait encore plus attrayante cette histoire romantique. Où tout au long de notre lecture il nous tarde de connaître la fin de l’histoire : Mérédith arrivera-t-elle à accepter l’Amour ? Mérédith et Antoine se retrouveront-ils ? Leur couple ne souffrira-t-il pas de cette séparation farfelue imposée par Mérédith ? Sa carrière avancera-t-elle un jour ? …

En y réfléchissant un peu, les prémisses d’une réflexion me sont apparus à la fin de ce roman.

Je me suis dit, que c’est vrai, un couple a besoin de libertés et de communications pour que cela fonctionne. Il ne faut pas étouffer l’autre avec des paroles ou des gestes qui finalement ne servent à rien. Il faut faire ce qui nous plaît, mais aussi ce qui plairait à l’autre.

Parce que le bonheur de ceux qu’on aime n’est-il pas la plus grande source du nôtre ?

Cupidon a des ailes en carton - Raphaëlle Giordano
Crédit photos : surunpetitnuage.fr

Donc en gros, je dirais que sans grand étonnement pour moi il y a des points positifs mais également des zones mitigées dans ce roman selon moi.

Je ne peux pas vous parler plus en détails de ces points mitigés sans vous spoiler. Alors je dirais juste que Raphaëlle Giordano m’avait habitué à la lecture de romans beaucoup plus « thérapie » que c’est le cas dans celui-ci.

Mais comme je vous le disais, je l’ai rapidement senti et cela ne m’a pas vraiment dérangé. J’ai pris grand plaisir à dévorer ces pages pour connaître la suite des péripéties de Mérédith pour comprendre ce que c’est réellement l’Amour.

En écrivant ces « quelques » lignes je ne sais pas vraiment quelle note je pourrais donner à ce roman.

Moment de réflexion ….

Après ce moment de réflexion de quelques secondes pour ne pas perdre le rythme de l’écriture pendant ma pause repas, je dirais 3.75/5. Cela aurait pu être 4 si j’avais été plus touchée, mais c’est quand même une bonne note pour moi. Je suis assez compliquée à satisfaire, je trouve toujours quelques petites choses à redire.

Un oui mais non perpétuel.

Vous avez déjà lu ce roman ? Qu’en avez-vous pensé ?

6 thoughts on “Cupidon a des ailes en carton, de Raphaëlle Giordano

  1. J’ai lu les 2 précédents et justement, ce côté « psy » ne m’a pas ultra plu, je pense donc que celui-ci sera plus dans mes goûts 🙂

    1. Il ne faut pas que tu lises du Virginie Grimaldi alors ça devrait encore moins te plaire. Le côté psy y est encore plus prononcé je trouve.
      J’espère qu’il te plaira.

  2. Bonjour Virginie, j’avais adoré « ta première vie comme quand tu comprends que tu n’en as qu’une », mais bizarrement je n’ai pas accroché avec celui-ci. J’ai eu beaucoup de mal à m’attacher à Meredith et j’avais beaucoup de mal avec la lectrice (je l’ai écouté en version audio). Même si j’aime beaucoup le concept de ce format de livre, celui-ci ne m’a pas convaincue.

    1. Bonjour Marie, pour le moment je n’ai toujours pas osé me lancer dans les livres audio de peur justement que ce soit trop mou pour moi et m’endorme.
      Moi aussi j’ai eu un peu de mal avec Meredith, c’était tellement centrée sur elle au début, que cela faisait très prétentieuse. Mais après je me suis concentrée sur son analyse de l’amour.
      Belle journée

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